« Celle qui décide VS celle qu’on montre » : Reda Essakalli questionne la représentation de la femme marocaine dans la publicité
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Un nouvel ouvrage vient nourrir le débat sur l’image de la femme dans la communication commerciale au Maroc. Intitulé « Celle qui décide VS celle qu’on montre », le livre de Reda Essakalli propose une analyse approfondie de la représentation de la femme marocaine dans la publicité et des mécanismes qui façonnent les récits de marque dans l’espace public.
Publié à Casablanca, cet ouvrage s’adresse aux professionnels du marketing et de la communication, mais également aux chercheurs, étudiants et observateurs intéressés par l’évolution des imaginaires collectifs dans la société marocaine.
Une réflexion au croisement de la recherche et de l’expérience professionnelle
Docteur en sciences de gestion et dirigeant d’une agence de communication, Reda Essakalli dispose de plus de vingt-cinq années d’expérience dans les métiers de la communication. Au fil de sa carrière, il a occupé plusieurs fonctions — rédacteur, planneur stratégique et consultant — avant de créer sa propre structure.
Dans ce livre, l’auteur met en perspective son expérience de terrain avec une démarche analytique issue de la recherche académique. L’objectif : comprendre comment se construisent les représentations féminines dans les campagnes publicitaires et pourquoi celles-ci ne reflètent pas toujours la réalité sociale et économique.
Une femme centrale dans la société, mais encore partiellement représentée
Le point de départ de l’ouvrage repose sur un constat simple : dans la vie quotidienne, la femme marocaine occupe un rôle déterminant dans les décisions économiques et familiales. Elle compare les offres, arbitre les choix de consommation et influence largement les comportements d’achat.
Pourtant, selon l’auteur, cette réalité n’est pas toujours traduite dans les récits publicitaires. Les campagnes continuent parfois de reproduire des représentations héritées d’anciens modèles sociaux.
À travers son analyse, Reda Essakalli explore les raisons de cet écart et interroge la capacité de la publicité à accompagner les transformations de la société.
Décrypter les mécanismes de la représentation
L’ouvrage examine plusieurs facteurs qui participent à la construction des images publicitaires. L’auteur s’intéresse notamment au rôle des stéréotypes, aux logiques des études de marché, à l’influence des institutions et aux nouvelles dynamiques liées à l’essor de l’intelligence artificielle dans les métiers de la communication.
Cette approche permet d’apporter un éclairage sur la manière dont les récits de marque se construisent, se négocient et se diffusent dans l’espace public.
Pour Reda Essakalli, la publicité ne se contente pas de refléter la société : elle contribue également à façonner les normes et les représentations collectives.
Une invitation à repenser les récits de marque
Sans adopter une posture militante, l’auteur propose une lecture structurée des enjeux liés à la représentation des femmes dans la communication. L’ouvrage invite les acteurs du secteur à envisager des narrations plus diversifiées, capables de mieux refléter la complexité de la société marocaine contemporaine.
Selon lui, élargir la représentation de la femme dans la publicité ne signifie pas renoncer à l’efficacité commerciale. Au contraire, cela peut constituer un levier stratégique pour des marques en quête d’authenticité et de pertinence.
Un ouvrage destiné aux professionnels et aux observateurs de la société
Avec « Celle qui décide VS celle qu’on montre », Reda Essakalli souhaite ouvrir un dialogue sur la responsabilité des marques dans la construction des imaginaires collectifs.
Au-delà de l’analyse du secteur publicitaire, le livre propose une réflexion plus large sur la manière dont une société se raconte à travers ses images, ses campagnes et ses récits.
Car, comme le suggère l’auteur, la femme marocaine n’a pas besoin d’être redéfinie : elle mérite avant tout d’être représentée à la hauteur du rôle qu’elle joue déjà dans la réalité sociale.





