Alexa Chung remet le romantisme victorien au goût du jour pour l’automne 2026
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Dentelles, corsets, cols montants et silhouettes vaporeuses : le vestiaire victorien s’impose comme l’une des inspirations fortes de la saison, avec Alexa Chung en ambassadrice d’un romantisme aussi précieux que décontracté.
Il suffit parfois d’une série de photos pour relancer une tendance. Avec ses dernières apparitions sur Instagram, Alexa Chung rappelle surtout qu’elle maîtrise toujours aussi bien cet art très britannique de mélanger sophistication et nonchalance. Cette fois, l’ex-mannequin délaisse les codes minimalistes pour renouer avec une esthétique plus romantique, inspirée du vestiaire victorien.
Dentelle, transparence, col montant et détails délicats composent une silhouette qui pourrait tout droit sortir d’un roman du XIXe siècle. Mais chez Alexa Chung, le résultat n’a rien de théâtral. Une coiffure légèrement défaite, une allure naturelle ou une pièce précieuse associée à des éléments plus décontractés suffisent à faire entrer cette esthétique dans le quotidien.
Le victorien version cool girl
C’est précisément cette manière de casser le côté costume qui rend la tendance intéressante. Loin d’une reconstitution historique, le romantisme victorien de l’automne 2026 se joue dans les détails : un col haut, une manche travaillée, quelques volants, une dentelle délicate ou encore un corset porté de façon inattendue.
La tendance s’inscrit dans un mouvement plus large observé sur les podiums de la saison automne-hiver 2026-2027. Plusieurs maisons revisitent les codes du XIXe siècle en les confrontant à des silhouettes contemporaines, parfois plus sombres, parfois plus sensuelles.
À Londres, où Alexa Chung puise depuis longtemps une partie de son inspiration stylistique, cette esthétique trouve naturellement sa place. Le romantisme britannique y devient moins sage, plus instinctif et surtout beaucoup plus facile à porter.
Dior transforme l'héritage en silhouettes romantiques
Chez Dior, Jonathan Anderson explore cette saison une féminité volontairement théâtrale. Les rubans, les volumes et les détails décoratifs donnent aux silhouettes une dimension presque romanesque, tout en conservant une lecture contemporaine du vêtement.
L’idée n’est pas de reproduire littéralement le vestiaire victorien, mais d’en extraire certains codes pour les intégrer à une mode actuelle. Les références historiques deviennent ainsi une matière première plutôt qu'une contrainte.
Ann Demeulemeester assombrit le romantisme
L’esthétique prend une tournure plus mystérieuse chez Ann Demeulemeester. Sous la direction de Stefano Gallici, la dentelle et les volants rencontrent l’ADN rock de la maison.
Le résultat est plus nocturne, presque gothique, et montre une autre manière d’adopter la tendance. Ici, le romantisme n’est ni doux ni naïf : il se teinte de noir, de transparence et d’une certaine attitude rebelle.
Vivienne Westwood, entre corset et esprit contemporain
Impossible enfin de parler de romantisme britannique sans évoquer Vivienne Westwood. Pour l’automne-hiver 2026-2027, la maison revisite notamment les références géorgiennes à travers des corsets et des tartans associés à des robes aux volumes plus fluides.
Cette confrontation entre structures rigides et matières vaporeuses résume parfaitement la tendance : mélanger les époques plutôt que de les reproduire.
Comment adopter la tendance sans tomber dans le costume ?
C’est sans doute là que réside la leçon d’Alexa Chung. Pour adopter le romantisme victorien au quotidien, inutile d’accumuler tous les codes historiques sur une même silhouette.
Une blouse en dentelle peut ainsi se porter avec un jean, un corset peut être associé à une veste plus masculine et un col montant peut suffire à transformer une tenue sobre. Les matières précieuses gagnent également à être confrontées à des pièces plus simples.
Le secret est finalement de conserver une part de désinvolture. Le romantisme victorien de 2026 ne cherche pas la perfection historique : il préfère l’imperfection étudiée, le mélange des genres et cette petite touche de nonchalance qui transforme une silhouette inspirée du passé en véritable look contemporain.
À l’approche de l’automne, Alexa Chung semble donc avoir trouvé la formule : prendre une esthétique vieille de plusieurs siècles, lui retirer son côté trop apprêté et la faire entrer dans le vestiaire de la cool girl britannique.





