Asma Achouata : écouter son corps avec bienveillance pour une alimentation saine
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Asma Achouata, diététicienne-nutritionniste marocaine, invite à repenser notre rapport à la nourriture en cultivant une écoute attentive du corps et de l'esprit. Dans une interview récente accordée à Femmes du Maroc, elle met l'accent sur la distinction entre faim physiologique et faim émotionnelle, un enjeu crucial dans un monde où le stress et les fluctuations hormonales dictent souvent nos choix alimentaires. Sa philosophie, ancrée dans la bienveillance, résonne particulièrement auprès des femmes actives qui cherchent un équilibre entre performance professionnelle et santé globale.
Différencier les signaux du corps
La faim physiologique surgit progressivement, signalant un besoin énergétique réel que l'on peut apaiser par un repas équilibré. À l'opposé, la faim émotionnelle frappe soudainement, alimentée par le stress, l'ennui ou la colère, et persiste même après avoir mangé. Asma Achouata conseille de faire une pause : respirer profondément, identifier l'émotion sous-jacente, et se poser la question essentielle : "Ai-je vraiment faim, ou est-ce mon mental qui parle ?". Cette pratique d'observation non jugeante transforme l'acte de manger en moment conscient, loin des régimes restrictifs qui génèrent culpabilité et frustration.
Dans le contexte marocain, où les repas familiaux riches en tajines et pâtisseries sucrées sont culturels, cette approche gagne en pertinence. Avec l'urbanisation rapide des villes comme Casablanca et Rabat, les femmes jonglent entre carrières exigeantes et responsabilités domestiques, multipliant les grignotages impulsifs. Des études locales récentes soulignent une hausse des troubles alimentaires liés au stress post-pandémie, rendant les conseils d'Achouata d'autant plus actuels.
Réagir avec douceur face aux envies compulsives
Lorsque la faim émotionnelle se manifeste, l'experte préconise de réorienter l'énergie vers une alternative bienveillante : une marche rapide, un appel à une amie, ou un thé à la menthe sans sucre ajouté. Au repas suivant, privilégier un plat consistant mêlant protéines maigres, légumes frais et glucides complexes pour restaurer l'équilibre. "L'essentiel est d'apprendre à écouter son corps et son mental avec bienveillance", insiste-t-elle, soulignant que la culpabilité freine toute progression durable.
Cette méthode s'inscrit dans une vague globale de nutrition intuitive, popularisée par des figures comme la Française Stéphanie Brillant, qui compare le corps à un adolescent à chérir plutôt qu'à dompter. Au Maroc, où 30% des femmes adultes luttent contre le surpoids selon l'ONSSA, intégrer yoga somatique ou méditation aux routines quotidiennes amplifie les bénéfices. Achouata, active sur Instagram sous @dietasma, partage des ateliers virtuels adaptés aux rythmes marocains, fusionnant conseils nutritionnels et pratiques culturelles comme le jeûne intermittent du Ramadan.
Une relation apaisée à l'alimentation
L’approche d’Asma Achouata dépasse le cadre diététique pour toucher au développement personnel. En reconnaissant les signaux précoces, maux de tête, fatigue chronique ou ballonnements, on prévient les dérives comme les troubles alimentaires graves. Elle plaide pour un dépistage précoce associant nutrition et psychologie, particulièrement vital chez les jeunes mères ou les professionnelles en burnout. « Le corps est le temple de nos émotions », résume-t-elle, invitant à une alliance harmonieuse plutôt qu’à une lutte constante.
Tendances 2026 confirment cette orientation : les applications de mindfulness alimentaire explosent au Maghreb, tandis que des influenceuses locales promeuvent des recettes saines inspirées de la cuisine marocaine. Des événements comme le Salon du Bien-Être de Marrakech intègrent désormais des conférences sur la faim émotionnelle, avec des expertes comme Achouata en tête d'affiche. Cette visibilité dope l'empowerment féminin, aligné sur des initiatives gouvernementales pour la santé publique.
Vers un bien-être durable et joyeux
Adopter cette écoute bienveillante demande patience, mais les retours des patientes d'Achouata sont éloquents : énergie retrouvée, silhouette stabilisée sans privation, et plaisir retrouvé aux repas. En évitant l'auto-jugement, on bâtit une relation saine avec la nourriture, clé d'un mental résilient face aux pressions sociétales. Pour les femmes actives en quête d'équilibre entre ambition et sérénité, ces principes offrent un guide pratique et inspirant.

