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Harakatso, au-delà du sport

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Sophia Touti alias Harakatso est une femme marocaine admirable par son parcours, ses valeurs et sa persévérance. Nous la connaissons tous pour avoir pu la découvrir à travers ses conseils et routines de sport, qu’elle partage vaillamment et qui nous donnent envie de nous dépasser. Rencontre avec une personnalité qui nous influence par ses bonnes vibes et dont le brio va bien au-delà du sport !

Qui est Harakatso ?

Harakatso est une jeune femme de 34 ans qui a vécu la majorité de sa jeunesse à Agadir. Elle est également maman d’un petit garçon de 6 ans et mariée à son ami de classe qu’elle connaît depuis son plus jeune âge. Mon mari et moi étions dans la même classe dès 8 ans, nous avons grandi dans le même cercle et avons décidé de nous marier à 22 ans. J’ai commencé le sport très jeune également, tout a débuté par la danse à 6 ans, du bodyboard en amateur puis de manière professionnelle par la suite. J’ai d’ailleurs participé à plusieurs compétitions dont certaines qui m’ont permis de me qualifier au championnat du monde de bodyboard en 2004. Puis à 13 ans, ma mère m’a inscrite en cours de fitness pour équilibrer avec les sports extrêmes que je pratiquais déjà. En somme, depuis l’âge de 6 ans, je fais énormément d’activités sportives et ai touché à tout, ce qui explique qu’à 26 ans, j’ai décidé de faire du sport mon métier. Je travaille donc dans le domaine du sport, en qualité de sportive mais également dans la croissance du sport à l’échelle nationale en contribuant au meilleur de mes capacités au développement d’événements sportifs.

Où puises-tu ta motivation ?

Ma motivation, je la puise dans le fait que j’aime ce que je fais, c’est d’abord une passion, avant d’être mon métier. L’exercice physique en tant que tel est une passion pour moi. Cependant, je ne crois pas au fait que la motivation puisse seule, nous permettre d’accomplir les choses, il y a également beaucoup de discipline à avoir. Il faut savoir se recadrer, se remettre dans le droit chemin quand on laisse un peu tomber, ou que l’on n’est pas motivé justement. C’est comme à l’école, si tu ne fais pas tes devoirs et que tu ne révises pas, tu auras certainement une mauvaise note.

Comment as-tu vécu le confinement ?

Personnellement je l’ai bien vécu, entourée de mon fils et de mon mari, nous avons passé des moments très amusants. Comme j’étais énormément sollicitée dans le sport également, j’ai fait en sorte de combiner entre sport, cuisine, ménage, jeux en famille, voire soirées en famille. On a fait énormément de soirées pyjama, on a joué à la Switch… Le confinement c’était vraiment un moment agréable.

Si tu devais choisir un type de sport, lequel choisirais-tu et pourquoi ?

Pour les jeunes, sans hésiter, le surf ! Parce qu’on a cette chance au Maroc d’avoir de belles vagues, d’avoir de nombreuses plages sauvages et de bonnes écoles de surf. J’estime donc que le surf est un must puisqu’il apporte énormément de choses quand on est jeune : moins de peur, la motivation à dépasser ses limites, la mise en condition pour affronter l’inconnaissable. Le surf est pour moi un sport très complet, que tout le monde est en capacité de pratiquer au Maroc.

Comment t’es-tu trouvé une passion pour le sport et qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je ne pourrai pas définir le moment où cette passion est née, si ce n’est que ma mère m’a énormément encouragé à faire du sport, en m’inscrivant dans plusieurs disciplines sportives différentes pour que je puisse choisir celle qui me convient, étant elle-même athlète, championne d’Afrique de Ping-pong et championne nationale. Le sport au-delà du fait que cela me fait du bien physiquement et psychologiquement grâce aux hormones qui changent complètement la donne, c’est aussi tout un environnement qui fait la différence. J’estime que dans le sport, il y a énormément de gens intelligents, tu intègres une communauté vraiment magnifique où tout le monde est sain, humble, posé et marrant.

Peux-tu nous parler du concept novateur : Airtraining ?

Airtraining, c’est une belle histoire et un beau projet que j’ai lancé l’année dernière, sans trop savoir où j’allais. J’ai pris un terrain pour en faire mon espace, et grâce à Dieu, moi qui voulais faire un espace en plein air en Avril, sans base solide pour l’expliquer, suite à l’arrivée du CoVID, j’ai pu ouvrir après le déconfinement de juin, du fait qu’Airtraining soit en plein air. On y pratique plusieurs sports dont le Cross, le foot, etc. C’est un espace sans machines dont le but est de rassembler autour du sport. Les personnes qui s’y présentent peuvent venir en groupe et faire leur workout sans coach si elles le souhaitent. Je l’ai également créé de manière à y organiser des évènements sportifs.

Peux-tu nous éclaircir la différence entre la discipline du Crossfit et le principe des WOD ?

N’importe quel workout à réaliser est un WOD ou Workout Of the Day. Le Crossfit est une marque internationale déposée, tout comme Adidas par exemple, mais qui reprend des bases très similaires du Functional Training ou Cross Training. Tous les mouvements du Cross Training existent déjà, Crossfit en ont choisi une vingtaine qu’ils ont déposé dans leur marque et qui ne bougent plus. Donc en Crossfit, il y a des mouvements précis à exécuter et des formes de workout définis, mais qui appartiennent au monde du Functional Training et du Cross Training.

As-tu d’autres projets en cours ou qui arrivent prochainement ?

D’abord, le projet Airtraining que je veux absolument faire grandir et franchiser pour pouvoir le placer dans d’autres endroits appropriés, notamment à côté des plages. Aussi la création de contenus vidéos et le développement de ma présence sur les réseaux sociaux. Il y a également le projet INTELAKA, je compte devenir professeur et partager mon savoir en marketing, communication et stratégies de projets à des jeunes dans le besoin.

Quel serait ton conseil pour les personnes procrastinatrices qui souhaiteraient commencer le sport ?

Je pense qu’il faut arrêter de prendre les choses trop au sérieux en pensant que le sport est une activité très difficile ou que les workout sont compliqués à exécuter. Le mouvement, c’est quelque chose de simple, ma grand-mère de 86 ans par exemple, pratique ses exercices sportifs. Vous trouverez toujours au moins 10 minutes, ne serait-ce qu’une fois tous les deux jours pour vous poser et simplement essayer de bouger et faire des mouvements articulaires. Il faut se dire aussi que la vie est très dure aujourd’hui, les gens subissent énormément de pression et il est facile de se laisse aller. Mais il est important de bouger et de transpirer. C’est humain et c’est un besoin lié à notre condition humaine. Tout comme n’importe quelle machine, notre corps a besoin d’être rodé en permanence et de ne pas être rouillé. Il faut donc toujours essayer de se donner au maximum, surtout mentalement, même lorsqu’on n’aime pas le sport, et se forcer à essayer d’en faire un petit peu, deux à trois par semaine.

 

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