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Le travail, un moyen ou une finalité ?

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Certains choisissent de faire de leur travail un moyen de réaliser leurs véritables objectifs de vie, et c’est d’ailleurs le cas pour de plus en plus de personnes, puisque désormais, ce concept règne en maître dans l’esprit des nouvelles générations. Tandis que d’autres, ayant adopté un concept plus traditionnel, ont choisi de dévouer leur vie à leur travail. Alors quelles sont les raisons qui justifient chacun de ces choix ? Et qu’elle est la plus sensée de ces deux options ?

 

Le travail est une notion dont la connotation diffère d’une personne à une autre, mais dans tous les cas, ou du moins dans la majorité des cas, on se réfère à lui comme étant une condition essentielle à la réussite sociale, et donc indirectement, que l’activité que l’on pratique soit plaisante ou pas, elle sera considérée comme un facteur d’épanouissement. Ceci est la vision que la société a jusqu’ici portée sur le travail, mais il n’a pas fallu longtemps aux jeunes adultes pour venir bousculer cette considération biaisée. En réalité, n’importe quel travail ne peut être synonyme de succès, et bien que cette perception semble rassurer les anciennes générations, le sens de la vie ne se base pas obligatoirement sur le fait de pratiquer une activité professionnelle, et adopter une conception opposée à celle-ci ne signifie pas défendre la paresse ou l’échec.

 

Les jeunes avec leur mentalité rebelle et révolutionnaire, présentent régulièrement une nouvelle manière de faire, en s’opposant à continuer aveuglément sur une lancée préétablie par un système conçu par leurs prédécesseurs. Cette révolte étant perçue comme de l’impertinence, leur attitude est aujourd’hui vivement critiquée par les plus âgés, notamment en ce qui concerne leur rapport à l'emploi. 

 

Nous pouvons remarquer que généralement chez les générations qui précèdent les millennials, le travail représente un paramètre clé, un but en soi, qu’il leur faut absolument atteindre pour donner un sens à leur vie, un sens qui ne se justifie que s'il leur permet de se sentir utile. C’est donc tout naturellement que cette catégorie de personnes soit consternée devant la liberté que s'octroient les générations qui la suivent. Leur incompréhension est légitime, elle s’explique par le simple écart générationnel, qui chamboule l’ordre des priorités, des envies, et des besoins. Ce qui est injuste en revanche, c’est le lynchage permanent ainsi que le rabaissement que subissent les idées, les pensées et les points de vue des jeunes. Car en effet, ils ne sont ni flemmards ni fainéants, ils ont simplement compris quelle était la vraie valeur de l’aspect professionnel, et ont remis à sa juste place tout le concept relatif aux métiers.

En prenant le temps de la réflexion, et surtout en refusant de se soumettre à un système qui ne leur convient pas, les jeunes ont réalisé que finalement le travail n’est qu’un outil qui leur permet de gagner leur vie, pouvoir subvenir à leurs besoins, et plus important encore, il s’agit pour eux d’un moyen qui leur accorde la rentabilité nécessaire pour profiter de ce qui leur plait réellement dans la vie. 

Il faut savoir que cette vision n’est pas en contradiction avec le travail de qualité, et la perspective d’une grande carrière, bien au contraire, ceux qui l’adoptent auront tendance à aller vers des métiers dont le rendement est visible, et plus ou moins immédiat, car ils ont besoin de reconnaître l’utilité de leurs actions. Le fait qu’ils cherchent à être persuadés que leur travail n‘est pas vain, est une preuve quant au sérieux et à la motivation de leurs initiatives professionnelles. 

 

Nous avons aujourd’hui la certitude que travailler plus ne signifie pas travailler mieux, par conséquent, avoir des rêves, des attentes et des objectifs en aucun lien avec son métier, ne peut être qualifié de paresse ou de désintérêt. Réduire son temps de travail par exemple, est plus une solution intelligente permettant de concilier la nécessité absolue et indéniable de l’emploi, à la liberté de pratiquer d’autres activités réjouissantes, sans devoir se contenter des quelques semaines annuelles de congé pour jouir de tout ce que le monde a à offrir. Et d’ailleurs, en poursuivant ce raisonnement, il devient irrationnel de normaliser de ne vivre pleinement sa vie que durant le temps des vacances… En sachant cela, on ne peut que constater l’absurdité de consacrer la plus grande partie de son existence sur cette terre à son métier, d’honorer et valoriser de manière disproportionnée le concept de la fidélisation ultime à sa vie professionnelle.

 

Ceci dit, il est vrai que tous les métiers ne se valent pas, non pas parce que certains sont meilleurs que d’autres, mais bien en raison du degré du plaisir que l’on éprouve à les exercer. Certains emplois rejoignent complètement l’adage qui dit qu'en choisissant de faire ce qu’on aime, on a l’impression de ne jamais travailler. Mais c’est tout là le souci, il ne s’agit que d’une impression, car la vérité est que les contraintes sont bien présentes, même pour ceux qui ont eu l’immense chance de saisir leur vocation. Certes, le travail au quotidien sera bien plus agréable pour ces personnes, mais les obligations qui l’accompagnent seront toujours des contraintes obstruant la joie qu’il apporte. En somme, faire le choix de l’efficacité et de la concision, en considérant son métier uniquement comme un moyen de financer les autres éléments qui constituent son quotidien, sera toujours plus intéressant en termes de qualité de vie, que de dédier son énergie à un rythme de travail acharné, faisant ainsi de l’emploi toute la finalité de son existence.

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