Samia El Antari présente « Khoyti Khoyi », un clip aux nuances cinématographiques
Partager
Pour son premier clip, Samia El Antari choisit de dépasser le simple exercice de mise en images d’une chanson. Avec « Khoyti Khoyi », la chanteuse marocaine construit un récit autour de la déception, de la trahison et surtout des liens qui demeurent lorsque les repères vacillent. Une approche qui donne à la production une dimension proche du court métrage.
Sorti officiellement le vendredi 11 septembre 2026 à 18h30, le clip place les relations humaines au centre de son dispositif. Famille, amitié, souvenirs et attachement aux racines deviennent les éléments d’une histoire dans laquelle la musique accompagne l’évolution de l’héroïne.
Quatre artistes au service d’un même récit
Pour porter cette histoire à l’écran, Samia El Antari s’est entourée de quatre personnalités familières du public marocain : Rafik Boubker, Hamza Filali, Hajar Kaanane et Zhor Slimani.
Leur participation ne se limite pas à une apparition dans le clip. Chacun incarne un personnage directement lié à l’héroïne. Rafik Boubker interprète ainsi son ami, Hamza Filali son frère, Hajar Kaanane sa sœur et Zhor Slimani sa mère.
Cette distribution permet de donner une véritable épaisseur narrative au projet. Les quatre personnages représentent différentes formes de soutien et participent à la construction d’un entourage qui se révèle particulièrement précieux lorsque la protagoniste traverse une période difficile.
La famille comme refuge
Au fil du récit, la déception sentimentale laisse progressivement place à une autre réalité : celle des liens qui résistent aux épreuves.
La famille occupe une place centrale dans cette construction. Elle apparaît comme un espace de stabilité, tandis que les amis représentent cette présence capable de se maintenir malgré les changements de trajectoire.
Ce choix narratif permet à la chanson de fonctionner comme davantage qu’une simple bande-son. Elle accompagne les émotions et les évolutions de l’histoire, tout en renforçant le lien entre les différents personnages.
Le quartier, une mémoire à part entière
Le décor joue lui aussi un rôle dans « Khoyti Khoyi ». Le quartier n’est pas présenté comme un simple arrière-plan destiné à donner une identité visuelle au clip. Il devient un marqueur de mémoire et d’appartenance.
C’est le lieu des origines, des souvenirs et des relations construites avant les changements de la vie. À travers cet environnement, Samia El Antari inscrit également son projet dans une identité marocaine qui passe moins par les codes folkloriques que par les rapports entre les personnages, les habitudes et la proximité humaine.
Le quartier devient ainsi un point de départ, mais aussi un lieu de retour lorsque l’héroïne cherche à retrouver ses repères.
Une première réalisation pensée comme un film
Avec « Khoyti Khoyi », Samia El Antari fait le choix d’une narration collective plutôt que de construire le clip uniquement autour de sa propre présence.
Cette orientation correspond au propos du morceau : certaines épreuves peuvent éloigner une personne de son environnement et d’elle-même, tandis que les proches peuvent contribuer à lui redonner un sentiment d’ancrage.
Le projet repose ainsi sur une idée simple : les périodes difficiles permettent parfois de mesurer la solidité des relations qui nous entourent.
Pour ce premier clip, Samia El Antari transforme donc une chanson en histoire visuelle, en accordant une place importante aux personnages, aux liens familiaux et à la mémoire des lieux. Une manière d’installer son univers artistique à travers un récit où la musique et le cinéma se rencontrent.





