Waldorf Astoria Rabat Salé : dans les coulisses du palace le plus haut du Maroc
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Nous avons poussé les portes du tout nouveau Waldorf Astoria Rabat Salé, niché au sommet de la spectaculaire Tour Mohammed VI. Une nouvelle adresse qui redéfinit l’expérience du luxe à la marocaine.
Il est onze heures du matin quand les portes du Waldorf Astoria Rabat Salé s'ouvrent sur nous. À l'accueil, l’équipe de l'hôtel nous attend. Vue de dehors, la Tour Mohammed VI domine la capitale de ses 55 étages. De loin, elle ressemble à une sculpture. De l'intérieur, c’est autre chose : un cocon calme et luxueux, qui absorbe le bruit de la ville et invite à une expérience hors-norme.
Peacock Alley, première escale
La visite commence au Peacock Alley, véritable signature de la marque. Nous sommes dans le cœur battant du palace – cet espace que Waldorf Astoria installe dans chacun de ses établissements à travers le monde, mais que chacun réinterprète à sa façon. Ici, il prend la forme d'un salon généreux, feutré, où l'on peut aussi bien s'installer pour un thé d'après-midi que pour un cocktail en fin de journée.
L’espace donne immédiatement le ton - élégant, feutré, intemporel. Au centre, l’iconique horloge Waldorf Astoria attire les regards. Elle a été conçue comme un planétarium : sur son cadran, le système solaire et l'heure marocaine coexistent. C’est ici que l’on s’arrête pour une première dégustation, comme une mise en bouche de l’expérience. Nous nous installons quelques minutes, absorbés par la vue imprenable que nous offre ce 30ème étage.

7 000 œuvres d'art et vue sur l'Atlantique
La visite des chambres et suites confirme ce que le Peacock Alley avait annoncé : l'hôtel a un parti pris esthétique clair. Pas de folklore appliqué, pas de zellige en trop. L'artisanat marocain est bien là, dans les marbres chauds, les motifs géométriques discrets, sublimé par une ligne résolument contemporaine. Surtout, l'hôtel abrite près de 7 000 œuvres d'art, disséminées dans les chambres, les couloirs, les espaces communs. L'une des collections privées les plus importantes d'Afrique du Nord. Les chambres et suites, loin d’être impersonnelles, ressemblent à des lieux habités. Depuis les fenêtres, Rabat-Salé se déploie dans sa totalité : la vallée du Bouregreg, la médina, et plus loin, l'Atlantique. La vue change selon l'étage, selon l'heure, selon la lumière. Et, signature de la marque Waldorf Astoria dans le monde entier, chaque chambre dispose d'un concierge personnel.
Un spa suspendu au-dessus de l'Atlantique
Nous montons ensuite aux 31e et 32e étages. Le spa occupe deux niveaux entiers. Six cabines de soins, un hammam traditionnel, un dôme Iyashi, une table de sable de quartz chauffant, une salle de glace, une salle de sauna — et deux piscines, dont une à débordement face à l'Atlantique. Depuis le bord du bassin, l'horizon est parfaitement dégagé. L'eau reflète la lumière du ciel de la capitale. Les soins s'appuient sur des rituels ancrés dans les pratiques marocaines, comme fil conducteur de l'expérience. On testerai bien...
Aldabaran : la table d'Alain Ducasse à Rabat
Le déjeuner nous attend au restaurant Aldabaran, signé Alain Ducasse. La salle est lumineuse, les tables espacées, l'atmosphère calme. Le nom du restaurant est celui d'une des étoiles les plus brillantes du ciel, clin d'œil aux motifs célestes qui traversent toute la décoration de l'hôtel. Au « Aldabaram », la dégustation se vit comme une ode au terroir. Ici, chaque produit est local, choisi pour sa qualité et sa saisonnalité. La carte est courte, précise. On mange un mulet de pleine mer au granité d’herbes fraîches, puis une araignée de mer délicatement relevée par le caviar, suivi d’un médaillon d’agneau, parfaitement rôti, pour finir sur un citron en sorbet, en crémeux et granité à la fleur d’oranger. Le service est attentif et la vue sur la ville ne quitte pas la fenêtre. Le directeur de l’hôtel, Guy Bertaud, attablé avec nous, parle de Rabat avec une affection véritablement sincère. Lui-même reconnait ne pas se lasser de cette vue unique sur la capitale qu’il admire pourtant quotidiennement.
Un café à la Brasserie Magnolia, pour finir
On termine par la terrasse de la Brasserie Magnolia. Ici, on propose une cuisine méditerranéenne dans un registre plus décontracté. Rabat s'étend en contrebas, la lumière de fin d'après-midi change les couleurs de la ville. On commande un café. On reste plus longtemps que prévu, par gourmandise, à cause de la pavlova aux fruits rouges, du croustillant à l’amlou et de la pastilla à la crème, revisités par le chef Lahcen Hafid.
L'hôtel est ouvert depuis quelques semaine seulement, il est encore en train de se mettre en place, de trouver son rythme, mais le cadre est déjà là, exceptionnel, dans la skyline de Rabat-Salé, qui n'avait pas encore d'équivalent.
