

Passionnée depuis l’enfance, l’actrice franco-marocaine Hiba Bennani trace son chemin sur la route du cinéma avec passion et sincérité. Entre préparation minutieuse et lâcher-prise, elle aborde chaque rôle comme une immersion totale, portée par l’envie de raconter des histoires qui résonnent.
Dès l’âge de 5 ans, Hiba Bennani se découvre une vocation. Fascinée par les images qui défilent à la télévision, elle annonce à ses parents son envie de faire “comme à la télé”. Ce qui commence comme une activité extrascolaire devient une véritable passion. Elle intègre ensuite un lycée spécialisé en cinéma, où elle suit neuf heures de cours hebdomadaires dédiés au septième art, avant de poursuivre sa formation en acting en Angleterre, puis en marché de l’art en France. À 20 ans, elle rencontre son premier agent et enchaîne les castings, concrétisant ainsi son rêve. On la découvre notamment dans la série à succès “2 Wjouh”, une expérience qui lui permet d’affiner son jeu et de mieux appréhender le métier face à la caméra.
Sa double nationalité est pour elle un atout précieux. “Cela m’a aidée à comprendre qu’il n’y a pas qu’une seule manière de faire les choses”, confie-t-elle. Cette richesse culturelle l’aide à aborder ses rôles avec ouverture et sans jugement.
Pour Hiba Bennani, jouer la comédie, c’est avant tout être authentique. Ce qui la passionne le plus dans le métier, ce sont ces instants où la frontière entre fiction et réalité s’efface, où elle plonge si profondément dans son personnage qu’elle en oublie presque sa propre réalité.
Lorsqu’il s’agit de choisir un rôle, l’instinct prime. Certains personnages l’attirent immédiatement, tandis que d’autres lui semblent encore inaccessibles. “Il m’arrive de me dire que je n’ai pas encore vécu assez de choses dans ma vie pour jouer certains rôles.” Sa méthode de préparation est tout aussi singulière, elle crée une playlist sur mesure pour chaque personnage et l’écoute quotidiennement. Un moyen pour elle d’entrer progressivement dans la peau de son rôle. Elle se documente également en profondeur sur l’histoire de ses personnages afin de mieux comprendre leur essence.
Le paysage cinématographique marocain évolue, et Hiba Bennani salue la montée en puissance des réalisatrices comme Yasmine Benkirane, Sofia Alaoui ou encore Maryam Touzani. Cependant, elle constate encore un manque de représentation féminine sur les plateaux. “Je n’ai encore jamais tourné avec une femme. Mais je sais que ça va évoluer et que nous allons ouvrir les portes par nous-mêmes”, affirme-t-elle avec optimisme.
Hiba Bennani sera bientôt à l’affiche du court-métrage “Donkey Skin” de Taha Aziz, un drame social dont la première est prévue en juin. Elle apparaîtra également dans une série tournée en Angleterre, dont la sortie est prévue pour fin 2025.
Si elle apprécie les rôles à forte portée sociale, elle avoue rêver d’incarner un super-héros féminin. Une ambition qui traduit son désir d’explorer d’autres horizons du cinéma. D’ailleurs, elle ne se limite pas à l’acting, elle a déjà écrit un court-métrage sur les femmes au Maroc et espère un jour le réaliser.
Enfin, son conseil à ceux qui rêvent d’une carrière artistique : “Si tu t’en donnes vraiment les moyens, tu le feras ! Peut-être pas au moment où tu le voulais, peut-être avec difficulté, mais tu le feras !” Une philosophie qui résume bien le parcours de cette actrice déterminée à laisser son empreinte dans l’univers du cinéma.