Le Festival international de luth de Tétouan célèbre les cultures méditerranéennes
Partager
Du 29 au 31 octobre 2026, Tétouan accueillera la 27ᵉ édition du Festival international de luth, placée sous le thème « La Méditerranée, bassin des trois cultures ». Entre concerts, rencontres artistiques, hommages et exposition de calligraphie, cette nouvelle édition réunira des musiciens marocains et internationaux autour d’un instrument emblématique et d’un patrimoine musical partagé. Parmi les temps forts annoncés : le concert d’ouverture de Marcel Khalife et une clôture exceptionnelle avec cinquante instrumentistes de l’Orchestre marocain du oud.
Tétouan, carrefour des cultures méditerranéennes
Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Département de la Culture, en partenariat avec les institutions territoriales de Tétouan, cette 27ᵉ édition s’inscrit dans la dynamique de la ville, désignée capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue en 2026.
Le thème retenu met en lumière les liens historiques et artistiques qui unissent les cultures du bassin méditerranéen. À travers le luth, instrument présent dans plusieurs traditions musicales, le festival entend faire dialoguer les héritages, les sensibilités et les générations.
Pendant trois jours, les mélomanes pourront découvrir des propositions musicales qui croisent les sonorités arabo-andalouses, les influences méditerranéennes et les expressions contemporaines.
Marcel Khalife ouvre le festival en musique
Le jeudi 29 octobre, le Théâtre Español accueillera le concert d’ouverture de Marcel Khalife. Chanteur, compositeur et oudiste libanais, l’artiste partagera la scène avec la luthiste italienne Aurora Manfredi pour une rencontre musicale placée sous le signe du dialogue entre les cultures.
Cette ouverture donnera le ton d’une édition qui fait de la rencontre entre les traditions et les univers artistiques l’un de ses principaux fils conducteurs.
Le festival proposera également une rencontre avec Marcel Khalife au Centre d’art moderne de Tétouan, offrant au public un autre espace d’échange autour de son parcours et de son travail artistique.
Une deuxième soirée entre oud, piano et flamenco
Le vendredi 30 octobre, la programmation poursuivra cette exploration des passerelles musicales. Le luthiste marocain Tariq Banzi se produira aux côtés du pianiste espagnol Jesús Pardo et de Boujemaa Razgui, multi-instrumentiste marocain installé aux États-Unis.
La soirée accueillera également l’Ensemble Suhail, porté par le luthiste marocain Souhail Serghini et le guitariste de flamenco Miguel Fernández. Leur proposition mettra en résonance les musiques arabo-andalouses et le flamenco grenadin, deux univers qui partagent des histoires et des sensibilités musicales étroitement liées.
Cette programmation illustre l’ambition du festival : faire du luth un point de rencontre entre les traditions, sans renoncer à la diversité des styles et des interprétations.
Cinquante instrumentistes pour une clôture exceptionnelle
Le samedi 31 octobre, le luthiste et compositeur palestinien Nizar Rohana se produira avant le grand rendez-vous de clôture : le concert de l’Orchestre marocain du oud.
Pour cette occasion, cinquante instrumentistes venus des douze régions du Royaume se réuniront sous la direction de l’artiste marocain Fahd Benkirane, avec la coordination du chercheur et artiste Mohamed Amine Debbi.
Cette performance collective s’inscrit dans la commémoration du premier anniversaire de la Fête de l’Unité, appelée également Aïd Al Wahda. Elle mettra en avant la diversité des talents marocains et la place du patrimoine musical dans la construction d’une mémoire culturelle commune.
Des hommages aux figures du luth marocain
La 27ᵉ édition sera également l’occasion de rendre hommage à trois luthistes marocains : Souhail Serghini, Mohamed Al-Achraki et Khalid Najed Al-Jadidi.
Ces hommages soulignent l’importance des artistes qui contribuent à préserver, transmettre et renouveler la pratique du oud au Maroc. Au-delà des concerts, le festival entend ainsi valoriser les parcours qui participent à la vitalité de cette tradition musicale.
La calligraphie prolonge le dialogue artistique
La programmation s’ouvrira aussi aux arts visuels avec le vernissage de l’exposition de calligraphie marocaine Géométrie de l’âme, signée par les artistes Abdeslam Fellous et Ahmed Al-Abboudi.
Présentée au Centre d’art moderne de Tétouan à l’occasion de cette édition, l’exposition prolongera le dialogue entre musique et création plastique. La calligraphie, par son rapport au rythme, à la forme et au mouvement, entrera ainsi en résonance avec l’univers expressif du luth.
Entre concerts internationaux, transmission du patrimoine et rencontres artistiques, le Festival international de luth de Tétouan confirme la place de la musique comme espace de dialogue entre les cultures. Du 29 au 31 octobre, la ville invite le public à découvrir une Méditerranée plurielle, dont les traditions continuent d’inspirer de nouvelles formes de création.





