Projet Raidates vise à autonomiser 5 000 femmes à travers 120 coopératives au Maroc
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Développement international Desjardins, appuyé par Affaires mondiales Canada et la Fondation OCP, a lancé un programme de six ans destiné à renforcer les capacités de 120 coopératives féminines et à autonomiser 5 000 coopératrices au Maroc. Le projet propose un parcours entrepreneurial complet combinant formation, accompagnement technique et accès à des solutions financières adaptées pour soutenir la viabilité des activités et l’accès aux marchés. Les partenaires académiques et techniques, dont HEC Montréal et l’Université Mohammed VI Polytechnique, apporteront expertise et appui méthodologique pour structurer la formation et accompagner l’innovation locale. Le secrétariat d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire participera à la sélection et à l’encadrement des coopératives, afin d’ancrer le projet dans les priorités nationales de développement et d’économie sociale.
Les organisateurs ont prévu des volets spécifiques pour faciliter l’accès au financement et renforcer l’intégration des femmes dans les chaînes de valeur porteuses, notamment l’artisanat et les filières agricoles à fort potentiel, tout en tenant compte des enjeux d’adaptation au changement climatique. Le projet inclut également la création de passerelles entre institutions canadiennes et marocaines pour favoriser le transfert de connaissances, la conception de solutions résilientes et la diversification des corridors économiques bilatéraux. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour sélectionner les 120 coopératives dans les régions ciblées, avec une date limite de dépôt étendue au 28 avril 2026 pour répondre aux demandes des candidates. Les dossiers exigés comprennent les statuts, rapports financiers, listes de membres et éléments visuels des unités de production, afin d’assurer une sélection rigoureuse et transparente.
Les promoteurs estiment que le renforcement des coopératives contribuera à améliorer les revenus, la sécurité économique et la participation des femmes à l’économie locale, tout en consolidant des chaînes de valeur plus inclusives et climato-résilientes. Le déploiement régional vise notamment les zones de Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet et Guelmim-Oued Noun, choisies pour leur potentiel productif et la présence de coopératives actives. En parallèle, le projet prévoit un suivi-évaluation structuré et des indicateurs de résultat pour mesurer l’impact sur les revenus des coopératrices, l’accès aux marchés et la durabilité institutionnelle des coopératives. Les responsables soulignent que la coopération avec des partenaires canadiens ouvre des opportunités de financement, d’innovation et d’échanges de bonnes pratiques pour amplifier l’effet du projet à l’échelle nationale.
La combinaison de formation, d’appui technique et d’accès au financement est présentée comme la stratégie centrale pour transformer des activités informelles en entreprises coopératives compétitives et pérennes, capables de générer des revenus stables pour leurs membres. Les acteurs du projet insistent sur la nécessité d’un accompagnement sur le long terme pour assurer l’adoption de pratiques commerciales, la professionalisation des unités et la montée en gamme des produits destinés aux marchés nationaux et internationaux. Les autorités locales et partenaires techniques ont engagé des mécanismes de gouvernance partagée pour coordonner la mise en œuvre et garantir la cohérence entre actions de terrain et politiques publiques en faveur de l’économie sociale. Enfin, les promoteurs indiquent que le projet servira de modèle pour des initiatives similaires visant l’autonomisation économique des femmes dans d’autres régions du Maroc ou d’Afrique du Nord.





