Sport et jeûne : à quel moment faut-il s’entraîner ?
Partager
Avec un peu d’organisation et une bonne gestion de l’énergie, il est tout à fait possible de poursuivre son sport pendant le Ramadan. Voici les créneaux à privilégier pour s’entraîner sereinement au cours de ce mois sacré.
Maintenir une activité physique pendant le mois du Ramadan peut sembler compliqué. Entre le jeûne, l’absence d’hydratation en journée et les horaires décalés, beaucoup hésitent à continuer le sport. Pourtant, avec quelques ajustements, il est possible de rester actif. La question clé reste le bon timing.
Avant le ftour : pour une séance légère et courte
S’entraîner environ une heure avant la rupture du jeûne est une option souvent privilégiée. À ce moment de la journée, l’énergie est généralement plus basse, ce qui incite naturellement à réduire l’intensité.
👉 Activités recommandées :
- Marche rapide
- Mobilité
- Yoga
- Renforcement musculaire léger
L’avantage : il est possible de se réhydrater et de s’alimenter peu après l’effort, ce qui facilite la récupération.
Après le ftour : pour plus d’intensité
Attendre une à deux heures après le repas permet d’envisager une séance plus soutenue. Le corps a récupéré de l’énergie et est hydraté, rendant l’entraînement plus confortable.
👉 Idéal pour :
Musculation
- Cardio modéré à intense
- Sports collectifs
- Séances fractionnées
Il est toutefois conseillé d’éviter les repas trop copieux ou très gras avant l’effort afin de ne pas gêner la digestion.
Avant le shour : une option pour les plus organisés
Certaines personnes choisissent de s’entraîner tôt le matin, juste avant le shour (repas précédant l’aube). Ce créneau permet de boire et de manger immédiatement après la séance.
Point de vigilance : il nécessite une bonne gestion du sommeil pour éviter l’accumulation de fatigue sur la durée du mois.
Les conseils clés pour s’entraîner pendant le Ramadan
Réduire légèrement le volume et l’intensité si nécessaire:
- Prioriser la récupération et le sommeil
- Bien s’hydrater entre le ftour et le shour
- Maintenir un apport suffisant en protéines et en glucides complexes
- Être à l’écoute des signaux du corps
Le plus important reste l’adaptation. Le Ramadan n’impose pas l’arrêt du sport, mais invite à ajuster son rythme. L’objectif n’est pas la performance maximale, mais le maintien d’une routine équilibrée.