Un concours photo pour raconter l’histoire des vieilles Mercedes au Maroc
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Pendant longtemps, elles ont sillonné les routes, relié les villes aux campagnes et accompagné des millions de trajets du quotidien. Aujourd’hui, les vieilles Mercedes continuent d’occuper une place à part dans l’imaginaire marocain. Pour mettre en lumière cette mémoire roulante, l’Ambassade d’Allemagne au Maroc, en partenariat avec l’Association Tatmin, lance un concours photographique national intitulé « Vieilles Mercedes au Maroc – Mémoire collective ».
Ouvert aux photographes amateurs comme professionnels résidant au Maroc, le concours invite à poser un regard artistique et documentaire sur ces véhicules devenus de véritables symboles populaires. Plus qu’un objet mécanique, la Mercedes ancienne est ici envisagée comme un témoin social, porteur d’histoires individuelles, de transformations urbaines et de mutations territoriales.
Des icônes du quotidien devenues patrimoine visuel
Modèles 190 ou 240, taxis infatigables, voitures familiales ou compagnons de route dans les zones rurales, ces Mercedes ont traversé les décennies en s’inscrivant durablement dans le paysage. Leur silhouette familière évoque autant les trajets vers l’école que les longs voyages, les scènes de quartier ou les routes de campagne. Le concours entend capter cette charge émotionnelle et symbolique à travers des images qui racontent, questionnent et réinterprètent leur présence.
Chaque participant peut soumettre jusqu’à trois photographies, accompagnées d’un court texte permettant de contextualiser la démarche artistique. L’objectif affiché est de croiser archives intimes et regards contemporains, afin de constituer une mosaïque de visions venues de l’ensemble des régions du Royaume.
Un projet culturel à dimension humaine
Dans un message adressé aux participants, l’Ambassadeur d’Allemagne au Maroc, S.E. Robert Dölger, évoque son attachement personnel à ces voitures emblématiques, qu’il décrit comme le reflet d’un dialogue entre ingénierie, créativité et usages locaux. Une approche qui rejoint l’esprit du concours : valoriser le patrimoine vivant à travers des récits visuels ancrés dans l’expérience quotidienne.
Un jury aux profils complémentaires
Les projets seront évalués par un jury réunissant des professionnels reconnus de l’image et des représentants institutionnels. Il comprend notamment Olivier Unia, photographe franco-espagnol installé au Maroc, Myriem Himmich, photographe, galeriste et fondatrice de la Myriem Himmich Gallery à Casablanca, ainsi que Zakaria Latouri, photographe et designer. Des représentants de l’Ambassade d’Allemagne au Maroc prendront également part à la sélection.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2026. Les lauréats seront annoncés en février, et des prix viendront récompenser les projets retenus. Les modalités de participation et le règlement sont accessibles via la plateforme de l’Association Tatmin.
En filigrane, ce concours ambitionne de constituer une mémoire visuelle collective, à la croisée de l’art et du témoignage, autour d’un objet devenu, au fil du temps, un véritable marqueur culturel au Maroc.





