Pourquoi attend-on les vacances pour être enfin soi-même ?
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Et si les vacances ne servaient pas seulement à changer d’air, mais aussi à retrouver une version de soi que le quotidien finit parfois par étouffer ? Chaque été, beaucoup de femmes ralentissent, délaissent certaines contraintes et s'accordent enfin le droit de faire ce dont elles ont réellement envie. Une liberté qui pose une question essentielle : pourquoi semble-t-elle si difficile à conserver une fois rentrée ?
L'été, une parenthèse qui change tout
Lorsque les horaires se desserrent, que les réunions disparaissent et que l'agenda se vide, quelque chose se transforme. On prend davantage le temps de marcher, de lire, de dormir, de discuter ou simplement de ne rien faire.
Certaines sortent sans maquillage, d'autres portent des vêtements dans lesquels elles se sentent bien sans se demander ce que les autres vont penser. On répond moins vite aux messages, on pose davantage son téléphone et l'on accepte parfois de ne rien avoir de prévu.
Ce qui paraît anodin révèle pourtant une réalité : lorsque la pression diminue, nos envies personnelles retrouvent de la place.
Toute l'année, nous jouons plusieurs rôles
Dans la vie quotidienne, il faut composer avec de nombreuses responsabilités. Salariée, mère, partenaire, amie, fille… À chaque rôle correspondent des attentes, des habitudes et parfois même des obligations que l'on finit par considérer comme normales.
À force de vouloir être disponible, efficace et présente pour tout le monde, il devient facile de repousser ses propres besoins à plus tard.
Les vacances offrent alors une forme de permission implicite : celle de ralentir sans culpabiliser.
Pourquoi est-il plus facile de dire non en vacances ?
Le changement de rythme modifie également notre rapport au regard des autres. Loin de nos habitudes et parfois de notre environnement professionnel ou familial, nous pouvons avoir le sentiment d'être moins observées.
Dire non à une sortie, dormir davantage, passer une journée seule ou changer ses habitudes semble alors plus naturel.
Mais cette liberté n'est pas nécessairement liée aux vacances elles-mêmes. Elle peut aussi nous apprendre quelque chose sur ce dont nous avons besoin tout au long de l'année.
Et si l'on gardait un peu de l'été avec soi ?
Le retour au quotidien ne signifie pas forcément retrouver toutes ses anciennes habitudes.
On peut conserver quelques petits rituels : réserver une soirée sans obligation, marcher quelques minutes sans téléphone, lire avant de dormir, prendre un café seule ou simplement accepter de ne pas être productive en permanence.
L'objectif n'est évidemment pas de transformer chaque journée en vacances. Il s'agit plutôt de faire une place régulière à ce qui nous fait du bien, même lorsque l'agenda est chargé.
La vraie liberté pourrait commencer après les vacances
Les vacances ont parfois cette étrange capacité à nous montrer que nous sommes capables de vivre autrement. Plus lentement, plus spontanément, avec moins de pression et davantage d'écoute de soi.
Alors, peut-être que le plus précieux souvenir de l'été n'est ni le voyage ni la destination. C'est cette sensation d'avoir, pendant quelques semaines, cessé de jouer un rôle pour simplement être soi-même.
Et si, cette année, le véritable défi consistait à ne pas abandonner complètement cette version de nous-mêmes au moment de refaire les valises ?





